Un bug du nouvel an retarde Atlantis

Atlantis.jpgDonc, le prochain vol de la navette spatiale est reporté. Le temps de clarifier cette histoire de jauges qui bafouillent. Après le dernier loupé de dimanche 9 décembre, le départ d’Atlantis est reporté au 2/1/2008 !
Bigre, pourquoi un délai de 24 jours ? L’explication est amusante. Au départ il y a une question de “fenêtre de tir”. Atlantis doit rejoindre la station orbitale ISS sur son orbite et pour des raisons subtiles, la Nasa préfère que ces rencontres aient lieu quand le soleil est sous un certain angle… Comme l’explique Space.com, la fenêtre actuelle, à cet égard, se ferme ce jeudi 13, et la prochaine s’ouvre le 30 décembre.
Alors pourquoi avoir d’emblée reporté la prochaine tentative au 2 janvier ? C’est là que ça devient rigolo. Comme je l’ai déjà raconté ici même, la navette spatiale n’a jamais passé le jour de l’an en l’air. Parce que son logiciel ne sait pas changer d’année. Développé au début des seventies, pour tourner sur des ordinateurs (IBM AP-101) qui nous semblent aujourd’hui terriblement rachitiques (0,4 Mo de mémoire), il fait tout simplement l’économie de la question de l’année. Mais comme le monde réel, lui, change parfois d’année, et que la navette est bien obligée de dialoguer un peu avec lui, la Nasa a toujours craint que des choses bizarres se passent dans la nuit du 31 décembre au premier janvier. C’est pourquoi elle a toujours évité de faire voler ce colosse aux pieds d’argile autour du nouvel an.
Oui… mais pourquoi le 2 janvier ? Là, je donne ma langue au chat. rue89_small.gif

Posted on mar. 11 déc. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments9 Comments

Cette poissonne pratique le sexe oral

Cichlid.jpgCette vidéo porno montre les ébats d’un couple de poissons de l’espèce Astatotilapia burtoni, membre de la famille (nombreuse) des cichlidés. De drôles de zozos, c’est moi qui vous le dis.
Pas de pénétration (sauf exception), chez les poissons, la fécondation a lieu dehors, en pleine eau. Typiquement, la femelle pond ses œufs sous le nez du mâle, qui aussi sec les arrose de son sperme.
Mais les cichlidés font beaucoup mieux. Ce sont des parents attentifs. Chez de nombreuses espèces, après avoir pondu, la femelle gobe ses œufs. Pour les féconder, le mâle doit donc viser la bouche. Ensuite, les œufs fécondés restent bien à l’abri dans la bouche de maman, jusqu’à ce qu’ils deviennent des alevins capables de s’égayer dans la nature. C’est l’incubation buccale.
Mettez-vous à la place du mâle : pas facile de viser la bouche, comme ça, au juger. Voila pourquoi, chez Astatotilapia burtoni et bien d’autres cichlidés, les mâles ont recours à une ruse de sioux. Ils portent sur la nageoire anale, toute proche de leur orifice sexuel, des motifs circulaires qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à des œufs. À leurs œufs. D’ailleurs, dès qu’un mâle présente cette nageoire décorée à une femelle en goguette, venue lui offrir sa bouche pleine de ses œufs, ça ne rate pas, elle se met à lui picorer ladite nageoire, aspirant frénétiquement pour récupérer ce qu’elle prend pour des œufs égarés. Et que croyez-vous qu’il arrive ? Le mâle en profite pour lui lâcher en pleine bouche une giclée de sperme.
C’est une équipe de chercheurs dirigée par Walter Salzburger, de l’Université de Lausanne, qui raconte tout cela, et bien plus, dans un papier qui vient de paraître sur BMC Biology. Elle a identifié le gène responsable de l’apparition de ces motifs sur la nageoire anale mâle, et s’apprête à étudier son influence sur le succès évolutif des espèces qui le possèdent.
Via NewScientist.com. rue89_small.gif

Posted on ven. 16 nov. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments1 Comment

Les armes de science-fiction sont là !

Eureka_Aerospace.jpgDéjà, cet été, DefenseTech nous racontait un drôle de truc, à propos d’un certain Active Denial System. Une sorte de “rayon de la mort”, mais qui ne tue pas. L’engin vous envoie une bonne petite claque de micro-ondes, comme celles du four éponyme qui vous réchauffent un surgelé en moins de deux. Et la brûlure sur la peau est si violente que n’importe qui décampe. Formidable pour disperser une manif. Les vidéos valent le détour, la pub n’est pas triste. , un journaliste fait le cobaye.
Que nous apprenait donc DefenseTech, ce jour là ? Non, pas de problème, ce merveilleux matériel marche au poil, mais figurez vous que le Pentagone venait de décider que, non, vraiment, il n’allait pas envoyer cette petite merveille en Irak, où on est pourtant bien convaincu qu’elle ferait des miracles. Pourquoi ? Un problème de “com”, semble-t-il. On a dû estimer que ce joujou ferait des ravages au 20 heures.
Aujourd’hui, l’excellente TechnologyReview nous parle d’un rayon magique qui arrête les voitures. Oui, comme dans les films de SciFi. Le HPEMS (High-Power ElectroMagnetic System) de Eureka Aerospace balance lui aussi son petit paquet d’ondes millimétriques. Bref, mais géant : deux gigawatts, pendant 50 nanosecondes. Aucun microprocesseur ne résiste à ce traitement. Comme les bagnoles actuelles en sont truffées, pour gérer l’injection, l’allumage et bien d’autres choses, elles baissent les bras.
La baseline de Eureka Aerospace, sise à Pasadena (Californie), clame : “Imagination is as important as knowledge” (soit : “L’imagination est aussi importante que la connaissance”). Signé : Albert Einstein. Cela ne s’invente pas. Cette entreprise imaginative demande 18 mois pour proposer sa camelote à toutes les polices et armées du monde. Elle est pas belle, la vie ? rue89_small.gif

Posted on mer. 14 nov. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments12 Comments

Urban Challenge : Carnegie Mellon !

Boss.jpgC’est Boss, la Chevrolet revisitée de la Carnegie Mellon University, qui a remporté la finale du Urban Challenge, qui se tenait samedi 3 novembre en Californie (vidéos). Junior, de Stanford monte sur la deuxième marche du podium, suivi par Odin de la Virginia Tech. Il aura fallu une nuit de réflexion au jury pour départager ces trois équipes, les seules à avoir effectué les parcours imposés dans le temps prévu. Ce sont les infractions au code de la route qui les ont départagées. Vidéo de la finale ici.
Ils étaient 89 véhicules robotisés au départ de cette compétition, il y a un an, mais onze finalistes restaient en piste pour la dernière épreuve. Le théâtre des opérations était un quartier urbain simulé par une zone de baraquements sur une base militaire désaffectée, dans le désert de Mojave, à une heure à l’est de Los Angeles. Les onze robots sur roues furent lâchés dans un trafic simulé par 50 voitures traditionnelles, mais renforcées comme pour la cascade, conduites par des pilotes avertis et casqués. Les organisateurs n’ont pas osé, en revanche, jeter des piétons dans l’arène…
Bardées de capteurs exotiques (notamment des lidars), le coffre plein d’informatique et d’électronique, ces voitures robots étaient surtout dotées d’une impressionnante batterie de logiciels relevant notamment de l’IA (intelligence artificielle) : vision artificielle, calcul de trajectoire, planification, prise de décision…
De multiples incidents ont émaillé l’épreuve, sans conséquence, chaque véhicule étant suivi d’une voiture de contrôle dans laquelle un humain disposait d’une télécommande d’arrêt d’urgence. L’imposant camion de l’équipe Oshkosh a ainsi été stoppé net alors qu’il se dirigeait droit sur un bâtiment. Après quatre heures et demi de course, le public eut droit à un froissement de tôle, bénin, entre les poulains du MIT et de Cornell.
Après six heures de course, cinq concurrents avaient été éliminés et trois avaient effectué dans les temps les 60 miles (100 Km) réglementaires : Junior de Stanford, Boss de Carnegie Mellon, Odin de Virginia Tech, dans cet ordre. 50 minutes plus tard, Ben, de l’University of Pennsylvania, bouclait également ses 100 Km, suivi après 45 minutes par les deux retardataires du MIT et de Cornell.
Le Urban Challenge est organisé par la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency), une agence gouvernementale états-unienne qui finance la recherche militaire. Cette compétition fait suite au Grand Challenge de 2004 et 2005, dans lesquels les véhicules s’affrontaient en plein désert. L’objectif de la Darpa est clairement de faire avancer les technologies qui permettront un jour à des convois de ravitaillement de circuler sans pilote sur le champ de bataille. Mais de nombreux industriels du secteur de l’automobile civile ont investi dans cette compétition. Si la voiture doit avoir un futur, au delà des soucis environnementaux que l’on sait, ce sera à l’évidence en éliminant son élément le plus dangereux, à savoir le pilote humain.
Un doigt d’histoire ? L’automobile sans pilote est née une première fois en Europe, dans le cadre du projet Prometheus du programme Eurêka. Lequel culmina lorsque la VaMP, une Mercedes transformée par l’équipe de Ernst Dickmanns de l’Université de Munich, roula quelque 1000 Km, et jusqu’à 130 Km/h, au cours de l’année 1994. La compétition annuelle entre équipes européennes travaillant sur le sujet, Elrob, a eu lieu pour la dernière fois en août dernier en Suisse. En France, l’Inria travaille sur le sujet depuis 15 ans et pilote le projet CyberCars.

Posted on dim. 4 nov. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments6 Comments

Biocarburant à la cellulite

Soleil_Vert.jpgLiposuccions : une nouvelle source de biodiesel

Un homme d’affaire norvégien, M. Lauri Venøy, va s’installer à Miami en Floride pour lancer une production de biodiesel à partir des graisses issues des liposuccions. 60% des Américains sont en surpoids et un grand nombre d’entre eux ont recours à la liposuccion. Pour M. Lauri Venøy, cela peut représenter un marché lucratif dans le domaine des énergies renouvelables. L’entrepreneur est en pourparler avec le très grand hôpital américain Jackson Memorial en vue de la signature d’un accord, qui lui permettrait d’acquérir 11.500 litres de graisse humaine issue des liposuccions chaque semaine, et ainsi de produire 10.000 litres de biodiesel.


On pense à Soleil Vert (Soylent Green), ce film de science fiction des seventies (1974 en France) qui imaginait une humanité finissante où les vivants se nourrissaient de croquettes fabriquées à partir des morts.
Premier réflexe, vérifier la date : non, ce communiqué n’est pas sorti un premier avril. Coup d’œil sur hoaxbuster.com, excellent site d’information sur les légendes urbaines : pas un mot sur cette histoire de biodiesel à la graisse de bourrelets. L’origine de l’info ? C’est l’austère bulletins-electroniques.com, un site de veille technologique internationale, géré par le Ministère des affaires étrangères. Pas vraiment des marrants. La source citée : le quotidien norvégien Aftenposten, “très fiable” selon Courrier International.
Si j’avais le temps, je passerais bien un coup de fil au Jackson Memorial Hospital de Miami, notamment pour éclaircir ce chiffre impressionnant : 11 500 litres de gras du bide et de cellulite par semaine. Wikipedia m’affirme qu’une liposuccion déleste typiquement son patient de quelque 4 Kg. À 600 g le litre de graisse, cela nous fait du 6 litres et demi environ au patient. Est-ce qu’ils liposucent 1750 obèses par semaine, soit 250 par jour ? Ou alors, est-ce qu’ils ont un petit réseau de ramassage dans les cliniques du coin ?
Si l’on peut se demander quelle réalité se cache derrière cette histoire, nulle doute qu’elle est techniquement très plausible. Des bus au Québec biberonnent un biodiesel fabriqué à partir de résidus issus de la filière viande. Saria-industries France installe au Havre une raffinerie capable de produire 100 000 tonnes par an de biodiesel à partir de graisse animale. Or, en la matière, l’homme est un animal comme les autres…
Et à la réflexion, pourquoi la perspective de bagnoles roulant au gras humain provoque-t-elle comme un haut-le-cœur ? Parce qu’il serait choquant de récupérer ce genre de déchets ? Moi, ce que je trouve le plus glauque, c’est que nos sociétés trouvent plus vite le moyen de recycler nos kilos en trop que d’enrayer l’épidémie qui les engendre. Il faut dire que les causes premières sont des intouchables de l’époque : Coca et le sucre à tout va, McDo et la malbouffe, 6 heures de TV par jour dès le plus jeune âge, la bagnole même pour faire 100 m… Bref, des dieux de la nouvelle Olympe.

Posted on dim. 28 oct. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments15 Comments

Tactile par devant et par derrière

785186-1106285-thumbnail.jpgL’interaction tactile classique présente un défaut majeur (ou plutôt index ;-) : le doigt qui touche l’écran cache ce qu’il désigne. C’est précisément cet obstacle que contourne, magistralement, le prototype LucidTouch de Daniel Vigdor (Université de Toronto) et son équipe du Merl (Mitsubishi Electric Research Laboratory), Cambridge, MA), augmentée de Patrick Baudish, chez Microsoft Research.
Nous avons déjà eu l’occasion de rappeler ici que, non, Apple n’a pas inventé dans son coin l’écran “multi-touch” (multi-tactile), même si à l’évidence le iPhone en est une superbe application, et la première à atteindre un large public. Le Merl est l’un de ces laboratoires qui ont contribué à faire avancer ce schmilblick, avec notamment la table DiamondTouch (vidéo), opérationnelle et publiée dès 2001. C’est dans cette lignée que s’inscrit le LucidTouch, présenté il y a quinze jours à UIST07 (Symposium on User Interface Software and Technology, Newport, Rhode Island).
La vidéo dit tout : c’est par derrière le mobile que l’utilisateur touche virtuellement l’écran, avec huit doigts, qui apparaissent comme par transparence, tandis que les deux pouces permettent une interaction tactile classique, par devant, sur l’écran de visualisation. Le paradigme ainsi créé dépasse largement ce que nous a fait découvrir le iPhone. Les dix doigts peuvent donc intervenir, tandis que l’objet reste bien calé entre les deux paumes. L’utilisateur interagit avec les deux faces d’un écran virtuellement transparent, placé entre ses deux pouces et ses huit autres doigts.
Ce proto présente l’inconvénient d’avoir recours à une caméra pour “voir” les huit doigts cachés derrière le LucidTouch. C’est bien sûr une solution provisoire. On sait que des technologies sont à l’étude permettant de réaliser des écrans qui “voient” directement, à l’aide de capteurs intercalés entre les pixels. Comme ce prototype Toshiba Matsushita Display Technology présenté en septembre 2005. Et ce produit Sharp annoncé récemment, et déjà échantillonné.
Cette approche, dans laquelle l’écran “voit” les doigts, permet une interaction avant même le contact, et apporte par ailleurs d’autres possibilités intéressantes, comme celle de pouvoir capturer directement un document. Une évolution élégante du LucidTouch consisterait à utiliser un écran de ce type sur chaque face de l’objet. rue89_small.gif

Posted on lun. 22 oct. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments7 Comments

Reuters crypte le "génome chinois"

Human_genome.jpgDécidément, la génétique est une discipline glissante. Si l’on y met le pied sans précaution, le dérapage est au coin de la rue. C’est bien ce que suggère le titre pour le moins incongru d’une dépêche Reuters tombée ce 12 octobre à 12h05. Rappelons que le génome humain, celui, donc, du genre humain, a été décrypté officiellement en février 2001, par deux équipes internationales concurrentes, et fut même du coup publié simultanément par les deux revues savantes Science et Nature.
Or, Reuters nous apprend aujourd’hui que, deux points, ouvrez les guillemets : “Scientists map Chinese genome”, autrement dit : “Des chercheurs décryptent le génome chinois.” Vous ne trouvez pas ça un peu court ? Surtout si je précise que le titre complet est en fait plus long : “Scientists map Chinese genome, now look at pandas”, soit : “Des chercheurs décryptent le génome chinois, s’intéressent maintenant aux pandas.” En plus, le texte de la dépêche est lapidaire, fait sans sourciller le rapprochement entre ce “génome chinois” et le “génome humain” de 2001, mais sans le moins du monde tenter de clarifier le trouble engendré par le titre. Est-ce que ce génome chinois est humain ? Est-ce que le “génome humain” était (un peu, beaucoup, pas du tout…) chinois ? Est-ce que le panda est une variété de chinois ? C’est vous qui voyez.
Moi aussi, j’aime bien titrer court, mais si j’étais chinois, je ne suis pas sûr que j’apprécierais ce genre de raccourcis.

Posted on ven. 12 oct. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments1 Comment

Le mot de passe est sous le paillasson

Robert_Moore.jpgÉdifiante interview de hacker dans InformationWeek. Robert Moore est semble-t-il un as, puisqu’il vient d’être condamné pour avoir volé (et revendu) de la téléphonie VoIP auprès de 15 compagnies de télécoms. Cela grâce à de multiples pénétrations sur les ordinateurs des susdites entreprises. Facile, explique l’homme, la grande majorité présentaient des failles de sécurité triviales.
Et quelle est la première (85%) faille triviale rencontrée par ce hacker de grand chemin ? Simple: un routeur protégé par son mot de passe d’origine, genre “admin” ou “Cisco0”. En d’autres termes, si l’on en croit cet homme, la première vulnérabilité favorisant le fric-frac informatique serait, en 2007, que le cambrioleur trouve la clé sous le paillasson. On en reste sans voix.
Ce qui m’ennuie le plus, c’est que je suis absolument certain d’avoir déjà écrit exactement la même chose il y a… vingt ans.

Posted on jeu. 27 sept. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments6 Comments

Burj Dubaï, la tour plus haute que tout

Burj_Dubai_20070809.jpgJe ne sais même pas pourquoi j’en parle. Les tours, très peu pour moi. Et puis Dubaï, ce haut lieu du fric roi à l’ombre de la charia, pas ma cup of tea.
Après ces précautions oratoires, les aveux. C’est vrai, ma curiosité est un peu titillée par cette nouvelle (ça doit être un truc de mec) : la tour Burj Dubaï vient de passer les 555 mètres. Je peux quand même saluer l’exploit, non ?
555 mètres, c’est deux de plus que la Tour CN de Toronto, qui détenait le record de la plus haute structure autoportante  du monde. Et c’est 46 mètres au dessus du plus haut building en service, la tour Taipei 101 (408 m).
Ce n’est pas tout. Dans quelques mois, Burj Dubaï devrait dépasser tout ce que l’homme a jamais érigé, même le mât de KVLY-TV, une antenne haubanée de 629 mètres dans le Dakota du Nord.
La hauteur finale reste secrète. Sans doute plus de 700, voire 800 mètres.

Burj_Dubai_final.jpg

Posted on mer. 19 sept. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments42 Comments

Le zoo artistificiel de Theo Jansen

Strandbeest_3Depuis 16 ans, l’ingénieux sculpteur néerlandais Theo Jansen enfante des générations d’animaux artificiels, qu’il emmène se promener à la plage. Ces créatures arachnéennes autonomes, réalisées à l’aide de matériaux tout simples, exploitent l’énergie du vent et le stockent sous forme d’air comprimé dans des bouteilles de soda. Leur comportement est (un peu) programmé par des composants logiques pneumatiques.
Depuis son passage chez TED, une vidéo très pédago est disponible. D’autres plus anciennes sont visibles ici et . Theo Jansen prépare un film, dont on peut suivre le making of sur son blog.

Posted on sam. 8 sept. 2007 by Registered CommenterPierre Vandeginste in | Comments2 Comments