RFID et idées fixes
Encore une technologie qui attire les mouches. Dès qu’il s’agit de ces petites puces que la grande distribution veut nous coller, un jour, sur la moindre barquette de tomates, on perd les pédales, on mélange tout, on dit n’importe quoi. Dérapage typique, on laisse entendre que le porteur de la moindre “puce RFID” serait totalement repérable, partout, de loin, voire “par satellite”. Or, les puces RFID les plus banales sont détectables à des distances de l’ordre du mètre. Très logiquement, la puce RFID dont rêve Carrefour doit être minuscule et ne rien coûter. Comment, pourquoi serait-elle, dans le même temps, lisible à des kilomètres ?
Idem pour le fameux “Verichip”, variante implantable sous la peau utilisée depuis des années pour marquer électroniquement du bétail ou… des pingouins. Ce que demandent les éleveurs comme les chercheurs, c’est de pouvoir identifier chaque individu lorsqu’il passe sous un portique.
Contre-exemple notable : une expérience Japonaise souvent évoquée, mais pas toujours avec les précisions utiles. Il est exact que des écoliers volontaires de Yokohama sont pistés par RFID à l’intérieur d’un périmètre de 5 Km2. Mais ce résultat a été obtenu en quadrillant le quartier de bornes Wifi. Surtout, le mouchard utilisé n’est pas du genre « barquette » ou Verichip, mais une sorte de montre (avec pile), émettant sur la fréquence du Wifi, celle qui permet à un PC de surfer sans-fil.
Même dans ce coin très particulier du Japon, on ne saurait pister sans son consentement un brave citoyen portant par inadvertance une puce RFID oubliée sur un article de supermarché.



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